Le Raid Vélo à Cabourg

Le lundi 2 avril 2007

Le week end dernier, nous nous sommes rendus à Cabourg en vélo dans le cadre du raid annuel (samedi : allée et dimanche : retour). Malgré les prévisions météorologiques des plus dramatiques, on s’en est plutôt bien tiré même si on n’a pas eu besoin d’écran total !!!

Pour le récit, c’est notre ami José qui s’y colle :

Une fois n’est pas coutume, un retraité s’y colle au compte-rendu subjectif, du raid vélo en Normandie (dit « à la mer ». Attention ! peu sont allés la toucher et l’idée de prendre une tout autre direction dans les prochaines années a été évoquée au repas du soir et pourrait refaire surface !et pourquoi pas).
En vérité, je veux faire profiter tous les adhérents et peut-être quelques autres, de mes calembours longuement mûris sur selle.
Au départ du retour, nous devions passer par Dives-sur mer qui jouxte Cabourg, la rivière « la Dives » tenant lieu de frontière communale. Nous avons eu quelques difficultés à nous y retrouver, voulant éviter la rocade par laquelle nous étions arrivés la veille.
Pour aller au devant du mécontentement naissant j’ai osé : « pas de salade dans Dives ! ».
Cela nous à quand même valu de longer la côte juste à l’entrée d’Houlgate, avant de reprendre la bonne direction et donc de voir la mer, pour ceux qui ne l’avaient pas entrevus du sommet de la côte dont je vais parler, hier soir.
C’est dans Dives qu’il fallait à ce moment attaquer, quasiment à froid, une des trois ou quatre côte un peu substantielle du parcours, pour aller visiter le pays d’Auge et rallier Lisieux.
J’en profite pour indiquer la dénivelée positive cumulée indiquée par le baromètre de Jean lors du parcours aller :1700 m ; (oui je préfère le féminin pour « dénivelée », mais le masculin est maintenant admis).
Nous étions tous sur les vélos sauf Christophe B, qui n’a que la permission de l’aller s’il veut profiter de sa compagne et sa fille en soirée.
Donc, remise en selle échauffante dés le départ, Annie et Séverine ont un peu d’avance, la température doit être encore un peu fraîche, vers trois degré et la route est humide, le ciel est couvert il faudra bien attendre deux à trois heures avant que le soleil fasse son apparition. Malgré une bonne ponctualité pour le petit déjeuner à 7 heures et en dépit d’un règlement de l’hôtel la veille, le départ n’a eu lieu qu’à 8 h ¼.
Sur les 50 premiers km qui ont précédés le petit déjeuner, quartier un peu libre, les filles devant, une escapade des anciens Jean et José derrière, une crevaison et un ennui technique sur l’axe d’une des pédales d‘Alvaro qui va l’obliger à faire tout le retour avec un maximum de retenu sinon la manivelle tournerait folle.
Au petit déjeuner Séverine remonte dans la voiture conduite par Marie-Louise aux petits soins pour son fiston Christophe O et chacun d’entre nous.
Annie reprend un peu d’avance avec Dom en repartant plus vite du petit déj.
Le vent est maintenant bien établi, vent d’est entre, de pleine face, à de ¼ sur notre gauche, annoncé à 20 km/h et qui était peut-être un peu supérieur dans le dernier quart du parcours.
Le groupe reprend les Duvaux et Annie qui doit maintenant ajuster son abri coaché par Dom qui a du mal à garder son calme. Il faut quelques km pour trouver l’optimum.
C’est ainsi que plutôt groupés, roulant à deux de front derrière Christophe et Fred mais aussi derrière d’autres paires dont Pierre et Claude, après un essai assez bref de relais en alignement, nous atteignons Breteuil en pays d’Avre et d’Iton.
Nous choisissons les escaliers de la Poste à l’entrée du village bien orientés sous le soleil pour le déjeuner. Nous sommes moins avancés qu’hier, 104 km.
Les vêtements sont étendus sur les barrières du perron et de l’escalier pour sécher. Des motos nous font partager leur plaisir du rugissement de quelques départs pétaradants, la pâtisserie de Marie Toutain en face est encore ouverte à 14 heures. Des gourmands en profiteront pour ingérer quelques sucres complémentaires.
L’ambiance est plutôt calme, c’est le deuxième jour, Antoine n’est plus là et le vent nous a déjà un peu éteint. Et il en reste encore autant. Annie est toujours là, alors qu’elle a fini son repas depuis un certain temps, le moral est-il sur le repli ?
Pour simplifier, 50 km de ligne droite et ventée nous attendent jusqu’à Ivry. La vitesse de croisière pour la meilleure cohésion du groupe se situe vers 22 km/h derrière les dévoués meneurs.
Il faut faire avec les promeneurs du dimanche plus ou moins conciliants avec un peloton et sa voiture suiveuse.
Donc nous roulons groupés, et à modeste allure et j’ose : « tout le monde se réserve car c’est à Ivry…..La Bataille !"

Il y aura quelques velléités sur les 50 km suivants, c’est à dire jusqu’à Plaisir mais sans grande envergure, d’abord sur les quelques vallonnements entre Ivry et Richebourg, puis sur quelques lignes droites. Vallonnements quand même durement ressentis en cette fin de parcours.
Il n’y a pas de volonté de terminer seul mais l’envie de se faire un petit plaisir si on se sent bien. Loïck termine assez bien malgré son peu de foncier. Raphaël qui a géré prudemment l’aller et le début du retour est plutôt fringant. Claude a encore de la ressource. Alvaro ronge son frein .Je n’ai pas décrypté Pierre. Fred au service du groupe est imperturbable. Dom comme Christophe en ont toujours sous la pédale et Jean mouline comme Lance avec régularité et sérénité. Annie termine en partie seule à la faveur des arrêts lesquels se multiplient. José est plutôt taquin, il termine bien, lui aussi, ce périple dont le déroulement lui a convenu en terme de vitesse et de pauses.

En arrivant à Orgerus, j’ai fait un bide total en sortant : « Après Orgerus prendre la direction de Blé Ukrainien ! ». Je vous laisse juge.
Le soleil est chaud et le vent soutenu, nous quittons Annie et moi, le groupe, à Plaisir. Il est 18 h 40 min.

Quelques mots de l’aller, quand même. Des conditions fraîches mais sèches, sauf pour les 30 derniers km. Pas de vent notable.
Annie et José sont partis de Plaisir en avant-garde, jusqu’à Broglie, soit 130 km sur le parcours complet. Je ne peux commenter pour le reste des effectifs. Séverine a fait 60 km après le petit déjeuner. Déjeuner groupé à Broglie, sur la place, rondement mené car il fait frais (pas plus de ¾ d’heure). Ensuite, quelques côtes après Lisieux pour vérifier l’état des troupes.
Alvaro peut s’exprimer complètement. D ‘autres, soit sont prudents, soit ont trop forcé depuis le début. José n’est pas si mal !
Nous manquons d’assister à un concours de tronçonnage organisé par des motards directement sur la route, avant d’attaquer la dernière descente vers la mer.
De Dives, nous sommes dirigés par la rocade sud à Cabourg et arrivons directement près du golf (sans e) où se trouve notre Hôtel du Golf, Sandrine et ses enfants, Raphaëlle et sa fille, Benedicte et ses enfants et Gwen. Il est 17 h 15. Il pleut et çà va continuer.
Enmaillotage inédit des vélos dans leur housse pour pouvoir les stocker dans les chambres. Douche, étirements, siestes, bières. Christohe B et Fred sont les seuls rouleurs à aller voir la mer, je crois.
Bon repas avec bandelettes fournies par Dom indiquant notre choix de menu, évitant toute contestation. Merci au passage à Serge qui nous a procuré un rab inattendu de deux menus. Les nouilles en plus étaient juste en quantité suffisante, nous évitant la honte d’en laisser des pleins saladiers.
Une pensée émue pour nos habituels organisateurs et suiveurs Rose-Marie et Jojo. Car notre nouveau trésorier n’avait pas le chéquier du club pour payer la boisson ! Une négociation serrée de Claude et une réunion réduite de bureau avec Fred et Dom ont arrangé l’affaire. Ouf. !
Une déception quand même, hier c’était le premier avril et pas l’ombre d’un canular !
A moins que l’ennui de pédale ne soit qu’un coup monté par Alvaro car il ne se sentait pas en forme dimanche ??????
Au rang des statistiques : la moyenne d’âge des 10 participants club était de 41,2 ans allant de 25 à 61 ans. Mais avec Jean nous étions de 25 à 68 ans.
Je n’ai pas de compteur qui neutralise les arrêts, je ne donne donc pas les moyennes roulantes.

Bravo à tous. Un mot supplémentaire pour Claude qui a essayé de remplacer Antoine pour animer le repas du soir. Vous ne serez donc pas étonné que nous ayons parlé de porc et de religion et aussi de mondovélo . Cela a évité de parler des élections.
Les enfants ont aussi bien profité de la soirée, il y avait de la place, nous étions dans une salle à part, ce qui était tout à fait agréable. Merci donc à Dom pour l’organisation et à Christophe O et sa maman dans le rôle de conductrice de voiture suiveuse.

Bien sûr les magnolias sont en pleine floraison plus à l’ouest et les pommiers sont toujours en place, comme les maisons à colombage. Quant à la mer…. il faut demander à Christophe et Fred ?

Pour finir, un grand merci aussi à Bénédicte pour ses fameux gateaux aux noix qui ont fait les frais de leur succès puiqu’ils n’ont pas fini la journée !!!!

Dossier : Raid vélo

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