Semi de Boulogne : le CAO bien représenté

Le dimanche 20 novembre 2011, par Thomas S.

Une journée de Novembre ensoleillée, une belle équipe de YPRL et un semi marathon à Boulogne... Tous les ingrédients étaient réunis pour une belle matinée ! David nous raconte sa course, vécue de l’intérieure, tandis que Raph, ex-CAO, était présent pour encourager ses anciens équipiers, avec une vidéo sympa à la clé.

Une bonne poignée de YPRL étaient au départ du semi de Boulogne ce matin : Jojo, Daniel, David, Valentin, Claudio, Guillaume, Yves, Thibaut, et José C. !

David nous fait vivre comme a son habitude, la course de l’intérieur grâce à un bon résumé :


Record perso explosé ce matin. Content d’y avoir été en vélo (1hr), cela fut un bon échauffement (il ne faisait que quelques degrès au départ à la maison). Gilles m’a accueilli pour stocker le vélo et me changer. Grands frissons de froid en rejoingnant le team Renault (ESR) et les gars de St Cyr (triathlon) 1/2h avant le départ. Finalement, je me suis mis en température. Placé dans le sas des 1h30, l’idée était de suivre, puis de passer le meneur après le km 10.

Je sautille, puis enlève le sac poubelle & le t-shirt. On y est presque.

C’est parti. Le meneur file assez rapidement, je dois zigzaguer pour ne pas le voir s’éloigner trop. On atteint le 2 km, en moins de 8’20 ! Alors que l’allure est 8’38 pour mon objectif : faire moins d’1h30. Pas de souci à avoir quant à l’allure ! Tout doucement, je reviens sur le meneur 1h30. Que faire ? Après un départ si rapide, ce serait dommage de faire "p’tits bras". Un peu comme la crainte de ne pas partir assez vite, j’avais la crainte d’avoir froid au départ. Je peux maintenant enlever le T-shirt, qui cache le fameux maillot de St Cyr (jaune fluo / rose fluo / rouge).

Je tente de m’installer dans cette allure, sans tirer. Pas de problème, je regarde le chrono tous les km, et l’enregistre tous les 2km. 4km, 6km. Tout va bien. Je rattrape Claudio, du club.

Je peux maintenant enlever les manchettes. Il fait presque bon. Il me reste le bandeau de tête, et les gants. Ravito sans prob. L’allure est soutenue, je me demande comment je vais finir... A quoi bon, c’est parti comme cela. Raph est sur le bord de la route, il encourage et m’indique que Valentin est un peu plus loin. J’avais aperçu son maillot. Finalement, je le rattrape, doucement. Re-Raph qui encourage - c’est bien sympa. Et on vire vers Longchamps.

Le parcours est bien sympa maintenant, dans le bois de Boulogne. On croise les cyclistes qui font leur tours à toute allure sous un grand soleil. Bon faux plat, je garde le rythme. Je commence d’ailleurs à rattraper un autre meneur, encore 1h30. Je me demande si je ne vais pas rester avec lui, cette fois-ci (la chaudière tourne à plein).

10km. Tout va bien. Il faut que je tienne ainsi jusqu’à 14 ou 15km. Ensuite, on sortira les dents. Je me fais passer par un gars, toute petite foulée. Il me semble bien régulier. Je n’hésite pas, j’accroche le wagon. On s’était déjà dépasser / repasser une ou 2 fois plus tôt : on se connait presque. Le rythme devient bien fort. Je continue à prendre la corde dans les longues virages. Cela me permet de suivre raisonnablement. Moins de 4mn sur ce km. Aie. Enfin, c’est bien, mais le changement est drastique. Et cela n’est jamais très bon de changer de rythme de la sorte. On en parle, et il admet que c’était un peu fort, d’autant que l’on avait un peu de faux plat sur ce km.

Je m’accroche. On ressort du Bois de Boulogne, de retour sur les quais. On double doucement, mais on double. De nouveau Raph : Daniel est à 30 sec devant. Je ne l’avais pas vu. Un peu plus loin, c’est 15 sec devant. Mon compagnon de route s’amuse des commentaires de Raph : "il y a "challenge" là !". On retrouve Daniel au niveau du pont de St Cloud, ou de Sevre. Raph l’encourage à s’accrocher à nous. Je ne vérifie pas, mais je ne pense pas qu’il l’ait fait. (à l’arrivée Daniel m’a dit qu’il s’est un peu accroché, pour finalement retourner à son rythme).

km 14 - j’ai fait les 2/3 de la course, je peux enlever le serre-tête. Je n’ai d’ailleurs plus de place dans les poches du maillot (un T-shirt, des manchettes, un tel, un gel : c’est complet). Il finit dans le short.

Les km avancent et ne se ressemblent pas. Je commence à payer mes efforts. Je sens que je pars dans tous les sens. J’aurais dû faire des abdos plus souvent, ça part en saucisse. On doit être au km 16 maintenant. Je garde encore peu la bouteille d’eau. Je finis mon gel, 500m, gorgée d’eau. Allez, je jette la bouteille : prochain ravito après l’arrivée. Mon collègue me demande si ça va - je ne réponds pas - j’ai vraiment du mal, même si parfois je salue encore les spectateurs.

Ile Seguin - je reconnais bien, j’y suis passé ce matin en vélo pour aller faire la bise à Guillaume. Km 17 - je m’arrache pour rester avec mon copain, qui est très à l’aise. Il se retourne régulièrement pour voir si je suis là. Je tente de garder des petites foulées et rester souple, mais tape dans le dur maintenant. De plus, on ne double plus beaucoup maintenant.

Km 18 - je lui dis d’y aller, alors qu’il avait fait un trou, 10m. Il se retourne et s’en va. (On s’est revu à l’arrivée). Je suis dans un groupe de 3 gars. Je n’ai pas l’impression que l’on coure bien vite, mais au moins, je reste avec eux. On se double en fonction de descente ou faux-plat des tunnels des quais. Je brois du noir, mais je sais qu’il faut que je m’accroche. Je mule, les cuisses brulent, je tire avec les bras, sers les dents... C’est pas joli joli tout ça. Je me fais doubler par d’autres, un des gars du groupe file. Km19, on quitte bientôt les quais, je cours en 4’12 : je limite la casse. Il faut que je relance. Toujours les dents serrées. Je sais que je n’y suis pas techniquement mais je mule, c’est ce qu’il me reste à faire. Km 20, le jus ne revient toujours pas. Je pensais pouvoir relancer, dans la course idéale, mais là, avec le départ, la relance à 10km, je suis sec. Un gars en rouge me passe vite. Allez, je m’accroche. Je décide (enfin) de me relacher. Et de suite, ça va mieux. Je le suis, toujours en douleur, mais c’est plus fluide. On arrive à la place Marcel Sembat, et je peux relancer mieux que mon nouveau compagnons, avec qui je double à nouveau du monde. Je l’encourage, et il remet le couvert.

Photo finish, j’enlève les lunettes, et tente de sourire. Les jambes sont très lourdes - pas de sprint sur le finish, ça ira bien comme cela.

Chrono : je vois le chrono, le moins d’1h30 est effectivement assuré, top, je déclenche la montre : 1’26’45 ! Mission remplie.

On se congratule avec l’homme en rouge (il dérouillait pas aussi apparemment), et je retrouve l’homme en noir : 1’25’30. Well done ! Voilà donc mon record (1’30 ou 1’31) du Japon explosé. Maintenant, il ne reste plus qu’à rentrer à la maison, en vélo !


La vidéo, prise et montée par Raph :


Photos


3 commentaires

  • Le 21 novembre 2011 à  11:12, Jojo a dit :

    Ne croyez pas que je n’ai pas souffert. Daniel m’a donné du fil à retordre, je l’ai vu au demi tour, il n’était pas très loin et le petit faux plat de Longchamp m’a un peu entamé les mollets. Au km 12, Raph m’informait qu’il n’était qu’à 40 secondes, je sentais alors son souffle dans mon dos, mon seul objectif était qu’il ne me rattrape le plus loin possible. Je n’étais pas au mieux mais je m’accrochais, je me faisais doubler par les autres concurrents.

    Petit réconfort par ma chérie au Km15 et par mon nouvel entraineur au km 16, le passage du pont de Sèvres et de nouveau les mollets me brulent, je fais comme David, je sers les dents et j’ attends que ça se passe.

    Raph se porte de nouveau à ma hauteur, je suis dans le dur, sa présence m’oblige à m’accrocher, je suis alors de nouveau dans la même allure que le reste du peleton, il m’encourage et je me demande si ce n’est pas pour éviter que Daniel ne revienne trop vite, je ne peux m’empêcher de lui demander ou il est, il me rassure en me disant qu’il est à 3mn et m’encourage de nouveau pour que je ne lâche rien et heureusement qu’il est là, c’est sur sans lui j’aurais levé le pied.

    Le dernier kilomètre est interminable, l’arche n’est visible qu’à 200m, je passe la ligne heureux.

    Il ne faut pas s’endormir, Daniel est en demi forme en ce moment mais celà risque de ne pas durer longtemps. en ce qui concerne David, il faut en profiter maintenant, bientôt il sera loin devant. Valentin, Guillaume sont en embuscade et n’hésiteront pas à profiter de la moindre occasion.

    Quant à Claudio, il progresse de jour en jour, bravo pour ta perf. C’est sûr un jour il va finir par me niquer.

    Coco, porter une bouteille tout le long du parcours explique tes minutes au dessus de ton objectif. Il faut boire pour les crampes mais éviter de garder quoi que ce soit dans un main ca te déséquilibre et ne te permet pas de courir correctement. Bravo, il fallait quand même le boucler ce semi.

    Bravo à tous, sans rancune et à Thiais pour la seconde manche. Je pense que Daniel remettra les pendules à l’heure.


  • Le 20 novembre 2011 à  21:32, Coco a dit :
    Très belle course même si mon objectif d’1h45 est loin d’être atteint j’ai tenu 10km à 12 a l’heure derrière les drapeaux et au 10eme pétri de crampes j’ai terminé comme j’ai pu en 1h52 ! Je vais m’entraîner sérieusement et prendre ma revanche bravo à tous et à gaidig c’est une bonne recrue pour le triathlon À demain dans l’eau pour la récup bisous

  • Le 20 novembre 2011 à  21:31, Claudio a dit :
    PRESIDENT, tu peux être fière des filles et des gars qui ont représentés les couleurs du CAO... Si ma récup est bonne je serais à Garches (je prendrais ma revanche Jojo ," je l’aurais un jour ...... je l’aurais !! !! c’est pas la MAAF , c’est Claudio )

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