Grand Raid à la Réunion

Le mardi 3 novembre 2009, par Michel Gaudin

Aujourd’hui, l’actualité club concerne une épreuve d’Ultra Trail, plus connue sous le nom de la "diagonale des fous" à la Réunion. Un parcours de presque 150 km traversant l’ile en diagonal. Michel était le seul représentant du CAO là-bas, et à son retour, il nous livre un récit imagé et émouvant. Immersif !

Le récit de Michel :

Mon grand raid de la Réunion 2009.

Avril 2009, je m’inscris au grand raid de la Réunion . J’ai décidé de participer à cette folle aventure, la diagonale des fous. 147 km, plus de 9000 m de dénivelé positif, 64 heures maximum pour affronter une nature exceptionnelle, généreuse mais parfois redoutable ! Le terrain y est particulièrement accidenté. Le 15/10 je retrouve Jean Claude avec joie, il m’accueille chez lui avec toute sa gentillesse. Je découvre la case et tout le clan Esparon. Je baigne dans l’ambiance créole. Mercredi 22/10 nous retirons nos précieux dossards au stade de la Redoute. 1h sera nécessaire pour le traditionnel défilé auprès des partenaires du grand raid. Jeudi 23 : derniers préparatifs, sac à dos, ravito, sacs d’assistance, tout est prêt.

Bien que je sois bien reposé, je m’accorde une dernière sieste, il faut emmagasiner un max de sommeil, mais pas facile d’être relax. Nous partons à 19h. Durant le trajet Michel Deschamps nous appelle pour nous souhaiter bonne course. J’ai souvent vu Michel (Kiné mais aussi trailer réputé) ces derniers temps afin de soigner mon genoux gauche. Mon entraînement a failli être réduit a néant 1 mois et demi avant le départ. Ses soins et ses conseils précieux m’ont aidé à me présenter confiant au départ. C’était sans compter sur la météo. Nous arrivons à St Phillipe qui est littéralement noyé sous un déluge de pluie. Un déluge qui me fait me poser les pires questions. Comment vais-je réussir à partir là dessous ?

Les raideurs arrivent au compte goutte sur le stade de cap méchant, la tension est palpable. Nous nous réfugions sous un chapiteau en attendant minuit. A 23h30 Jean Claude s’avance dehors, il veut partir devant, sans gêne. Nous nous souhaitons le meilleur une dernière fois, je reste prudemment à l’abri.

Minuit, les djembés retentissent une dernière fois, nous partons,l’aventure est au bout du chemin. 2496 irréductibles détrempés s’élancent, 34 % n’arriveront pas à St Denis. Dans les premiers kilomètres, il est possible de courir, sous des trombes d’eau bien entendu. Les moments de course à pied seront rares, la plupart du temps je marcherai, parfois même très lentement tant les sentiers sont pentus et parsemés de difficultés. Très vite nous attaquons le sentier boueux qui ralentit la progression de tous et qui nous mènera au volcan.

Vers Foc Foc km 23, la pluie s’arrête, je suis trempé, j’ai froid, je mets des gants. Petit à petit le jour arrive et le spectacle est grandiose. Je découvre le volcan, le paysage est irréel, lunaire et magnifique avec le soleil qui pointe enfin. Je me sens minuscule, je savoure la force dégagée par le piton de la Fournaise. Mon ventre n’a pas apprécié le froid nocturne, je m’arrête donc. Cependant je considère que tout va bien même si la nuit a été très dure pour les organismes.

Froid et pluie ont fragilisé les corps et peut être même nos esprits. Je suis pourtant heureux d’être monté jusque là à 2300m. Au poste du volcan (km 30 et 6h de course) il fait selon moi un froid de canard, c’est bien la peine d’être à la Réunion !!! Des notes de mayola s’échappent d’une tente, je m’alimente, la bonne humeur règne et je me dirige ensuite vers la plaine des sables, le paysage est superbe, je suis emballé, les spectateurs ont pu nous rejoindre par la route, ça fait du bien de voir du monde. Les hélicos filment : c’est le tour de France ma parole ! Néanmoins je veille à ne pas sortir de ma concentration : Toujours être en dedans, attentionné, bien s’alimenter, boire, veiller à mes appuis.

Je m’étire aussi toutes les 2 h, du moins au début car par la suite je perdrai la notion du temps. Les postes de ravito se succèdent, je suis face à mon destin. Vers Mare à boue (50km et 8h54 de course) il y a de nouveaux des spectateurs en nombre. Il y a à la Réunion un réel engouement pour la diagonale des fous qui est une fête tout au long du parcours. Exception faite de mon pied droit qui n’a pas du tout apprécié d’être détrempé durant de longues heures, les voyants sont au vert. Je remédie à cela en y appliquant un bout d’élasto. Les supporters du team Esparon m’annoncent que Jean-Claude, affaibli par des problèmes gastriques n’est qu’à 15 mn devant. Des échelles métalliques "agrémentent" la progression vers le gîte du piton des neiges à presque 2500 m d’altitude.

Dans la montée je trouve Jean-Claude assis au bord du sentier. Je m’arrête, les traits marqués il m’explique ses déboires. On se motive et nous repartons lentement mais malgré toute sa volonté et son expérience (c’est son 10 ème grand raid) il décroche. Nous nous arrêterons plusieurs fois puis il me dit d’y aller, de partir, de le laisser. J’abandonne mon pote, je ne veux pas trop y réfléchir mais cela me fait mal au cœur. Je me dis qu’il va se refaire, il nous a tellement épatés par le passé.

Au gîte du piton des neiges à 2500m d’altitude (62 km et 12h30 de course) les nuages et le vent renforcent la sensation de fraîcheur, j’enfile mon coupe vent, il a séché, ouf. Je me dirige vers Cilaos. La descente est périlleuse avec la fatigue accumulée, je n’y suis pas à l’aise. Cela devient long je descends prudemment. Les appuis instables qui se succèdent sans fin titillent mon ampoule, c’est pénible. Pourtant je ne m’inquiète pas trop car à Cilaos, gros poste de ravito de mi-course (ou presque) il y a des podologues, mon sac d’assistance, un repas etc. J’atteins enfin le stade de Cilaos km 69 après 14h30 de course. Dès mon arrivée je récupère mon sac, je change de tee shirt (du sec que c’est bon), j’avitaille mon sac, je mets des piles neuves dans mes lampes (JC m’a tellement fait douter là-dessus), je prépare des chaussettes propres, j’enfile un collant pour la nuit prochaine (je ne veux pas une 2ème nuit au froid) tout en patientant devant la tente de podologie qui est bien remplie. Outre mon ampoule, mes 2 avant-pieds sont échauffés, 1 orteil est douloureux. Mes pieds m’ont souvent soucié mais là ça bat tous les records. Le podologue et moi, nous découvrons une chair à vif, belle ampoule me dit-il ! Il me soigne avec beaucoup d’attention. Pour l’avant-pied il m’entoure les pieds avec de l’élasto, je suis momifié des pieds mais le réconfort est réel.

Je remercie mon sauveur et j’enfile une nouvelle paire de chaussures que j’avais mise dans mon sac d’assistance au cas ou. Leur maintien est moindre, elles sont très légères, je m’y sens mieux, le pari est osé mais je suis persuadé que ma décision est la bonne. En sortant du réfectoire ou j’ai mangé avec envie (ce qui n’est pas toujours facile avec l’effort) je croise Jean-Claude. Dans la descente il s’est blessé à la cheville, la poisse l’accompagne, il arrête là. J’imagine sa déception. Il ne manque pas de me délivrer ses conseils pour la suite, la montée du Taïbit. Je me remémore aussi les conseils de Michel durant les soins ces dernières semaines. Arriver le plus frais possible à Cilaos, c’est à partir de là que commencent les réels difficultés. Je me suis arrêté 1h30 à Cilaos, il me fallait ca, j’en avais bien besoin. Jean Claude m’encourage une dernière fois, je sais qu’il croit en moi, sa gentillesse me touche. La montée vers le Taïbit va se révéler éprouvante. Je marche sans faiblir, ma détermination est intacte mais avouons le, je commence à piocher. Durant la montée, surgis de nulle part, des rastas ont confectionné un ravito bien à eux. Ils offrent une tisane. Incroyables rastas. Devant mes yeux ébahis ils confectionnent leur tisane avec des plantes, des racines, c’est assez mystérieux.

Il parait que c’est de la tisane ascenseur. "Avec ça Man tu vas mieux grimper la montagne". Soit, j’en reprends, tant pis si je suis positif, je plaisante bien entendu. Je les remercie et continue la montée me joignant à un groupe, ce sera plus facile avec eux dans le noir. La pente est raide mais la progression est régulière, mes pieds me laissent tranquille pour l’instant. Au col du Taïbit (80 km) mieux vaut ne pas s’attarder avec le vent, nous filons (enfin presque) vers Marla. Nous descendons en convoi, nous sommes nombreux, cela facilite les choses à mon goût et je visualise correctement le relief du sentier avec l’aide d’une seconde lampe que je tiens à la main. Arrivé à Marla le rassemblement est toujours aussi festif. Un Djembé déchire la nuit silencieuse. 20h30 de course pour 83km, cela peut paraître pas terrible pourtant je suis 583 ème il y du monde derrière. A peine pointé ce km 83, les bénévoles me servent un soupe poulet pâtes du meilleur effet. Quelle organisation, quel dévouement ! Quelque soit l’endroit, ils seront jour et nuit remarquables. Ils auront une délicatesse notable pour le dossard 531 ou figure mon prénom en gras et ma photo. Combien de fois le Zoreil entendra : « Ca va Michel ? Que puis-je pour toi ? » Ca fait chaud au coeur. Après le repas, j’ai la chance de trouver rapidement un lit de camp, je m’y allonge. Les couvertures sont humides, je sors ma couverture de survie. Je suis fatigué et je sais par expérience que le manque de sommeil peut être un gros handicap pour moi.

Par le passé cela m’a joué de bien vilains tour, j’en ai tiré la leçon. Je suis correctement installé mais que d’agitation dans ce dortoir et le djembé devient lassant. Je resterai 3h30 à Marla, j’estime avoir dormir 30 m. Il est minuit soit 24h de course, je repars, ce repos m’a fait du bien, moralement je suis au top. Très vite un bruit, une lumière, contrôle surprise. On me poinçonne le dossard sans oublier un « bonne nuit Michel, bonne course ». C’est vraiment sympa. Globalement il règne une grande loyauté sur cette épreuve bien que certains raideurs soient carrément hors sujet en laissant leurs déchets en pleine nature. Nous avons chacun un filet poubelle sur la ceinture ventrale du sac, ce n’est pas compliqué ! Bien que la nature soit grandiose, elle est fragile, l’attitude de ces quelques-uns me révolte, mais bon je n’y peux rien. Le ciel est étoilé, les crapauds chantent à qui mieux mieux, le bruit des torrents me berce. La nuit est magique, elle me recouvre, je me réchauffe, je franchis une passerelle. Je rate probablement un superbe décor mais l’ambiance nocturne est elle aussi passionnante. Je me retrouve seul, le balisage est impeccable, mes pensées sont positives, c’est génial. Pourtant mes paupières sont lourdes de nouveau et je me dis que je vais finir comme d’autres allongés par terre sous leur couverture de survie. Je continue me disant que sur une telle épreuve il y a bien sûr le physique mais aussi beaucoup la tête, le mental, quelque part quelque chose d’intellectuel qui permet de continuer, de finir. Je mes dis c’est bien, tu es arrivé jusque là, tu as résisté à cette foutue pluie, ton genoux est ok, quelle chance tu as d’être là en pleine santé, même si... Je sais qu’à des milliers de km (ça aussi c’est magique), ma famille, mes amis, ma fille Ninon me suivent via internet. Pour eux, pour moi je dois continuer. Tout cela me ramène aussi à ceux qui ne sont plus là, notamment à mon pote Ludo décédé en aout 2008. A ma manière je les salue. Tout cela me donne de la force. Parfois les larmes ne sont pas loin je l’avoue, que d’émotions. Je souffre mais quelle aventure ! La nuit me paraît bien longue maintenant, je franchis des gués, mon pied gauche lui aussi passe dans le rouge. C’est dur et pour la première fois je doute. Il me faut absolument sortir de Mafate. 3 roches, roche plate, grand place le haut, les km défilent très très lentement.

Au vu du ballet des frontales j’imagine le relief et le dénivelé. Je ne regarde plus ma montre, je marche, je marche. Chaque pas me rapproche de st Denis mais il va en falloir un sacré paquet. Enfin le jour pointe. Une nouvelle deuxième magie matinale s’opère, la nature, la faune se réveillent, moi aussi, du moins je l’espère. Le cirque de Mafate se révèle peu à peu. C’est grandiose, immense, les parois sont vertigineuses, dire que j’ai passé la nuit là dedans. D’après l’étiquette plastifiée que je me suis confectionnée (attachée à la ceinture du sac) résumant kilométrage et points de passage je me rapproche du km 100. Ce pense bête m’a bien aidé. Un raider me rappelle que 500m de dénivelé en 1km900 nous attendent, ça risque d’être infernal. C’est réjouissant. Le pire c’est qu’il a raison. La pente est très raide, ponctuée de hautes marches assassines. Le groupe qui s’était constitué explose, moi aussi ! mon rythme cardiaque est élevé, je m’arrêterai à plusieurs reprises pour redescendre mes pulsations et repartir. Je n’avance plus, je dois être à 2km heure. Il faut tenir, sortir de Mafate. Je me parle à voix haute. Il me faudra 33h17 pour atteindre Aurère au km 112. Un gros morceau est passé, plus que 35 bornes, j’y crois toujours. Pour atteindre 2 bras il parait que ce n’est que de la descente sur 2h. La confiance se renforce bien que je souffre beaucoup des pieds. Je contemple d’énormes bambous, je traverse une gorge très étroite et très profonde à l’aide d’une passerelle. Un gars fait une photo, cela vaut le coup. Le franchissement d’une rivière s’effectue en sautant de pierre en pierre avec ce qui me reste d’agilité. Je croise Yves, le frère de JC, ça me fait du bien de voir un visage connu. De nouveau il y a des spectateurs à l’approche de 2 bras ou habituellement il n’y a rien. Le poste d’assistance a été monté de toute pièce par près de 200 militaires.

Un panneau indique bienvenue à 2 bras plage (gag !!), 121 km et 35h de course. Je récupère mon sac d’assistance, J’avitaille de nouveau mon sac, je me change, il fait chaud désormais et j’attends patiemment mon tour à la tente de podologie. Un militaire se propose d’aller me chercher à boire pendant mon attente, c’est très carré, nickel. C’est mon tour, je m’allonge et explique mes douleurs à une jeune podologue sympathique à tous points de vue, je pèse mes mots ! Elle retire doucement l’élasto de mes avant-pieds. Elle craint qu’une ampoule ne soit logée en dessous. Si tel est le cas je suis mal, mais bonne nouvelle je ne suis que très irrité par des heures de mélange de colle d’élasto, chaussette, poussière, humidité. Elle me masse avec de la pommade anti-frottements, ça me soulage beaucoup. Pour mes 2 belles ampoules seringues et pansements, une dernière couche de pommade anti-frottements et j’enfile mes chaussettes rutilantes de propreté. Je la remercie vivement et je vais manger. Pour la 1 ère fois j’utilise le téléphone. Je l’avais volontairement éteins depuis le départ afin d’être totalement concentré sur moi même, isolé dans ma bulle. 18 messages sont en attente. Un coup de fil à JC, il me félicite, sa voix me réconforte. « Surtout Mimi gère bien la montée de Dos d’Ane, rdv au stade de la redoute je t’attends » ! J’estime à 9 h le temps pour boucler ces 26 derniers km, ça devient bon. Je repars après 1h10 de pause sous le ballet des hélicos qui déposent journalistes et VIP. Mes pieds réparés, le moral est au beau fixe, je grimpe de nouveau. Dos d’Ane arrive, un peu de bitume, un peu de plat (ça existe encore ma parole) je cours un peu, pensant qu’après le pointage c’est la descente sur St denis. 128 km et 38h43, il reste 19 km. Grave erreur ! Il y a encore un peu de montée pour atteindre une crête effilée.

Mes cuisses, mes mollets, mon souffle me lâchent. J’avale 1 tube de gel, je bois, je m’arrête, je suis cuit fumé. Cette crête m’épuise, c’est étroit, dans les nuages, ça bruine, ça glisse, ça monte ça descend. A priori les abords de la crête sont vertigineux, je redouble de vigilance, cela me ralentit encore un peu plus. Les derniers 100 m de dénivelé positif pour atteindre piton Batard (il porte bien son nom celui là) m’épuisent littéralement. J’atteins le kiosque d’Affouche, ça revient un peu, il reste 13 km. J’y fait une halte ravito éclair, la nuit va arriver, je veux faire un minimun de nuit d’ici l’arrivée. On descend une belle piste sur 3km, les appuis sont bons, je cours lentement, mon instinct de routard reprend le dessus. Puis un sentier avec de foutues racines ; je m’aide d’un bâton, cela soulage mes jambes. La nuit commence, je ne veux prendre aucun risque, je sors mes lampes et arrive au pointage de la Redoute. Plus que 5km, quel bonheur, de plus on nous annonce une descente sèche. Un dernier merci aux bénévoles, j’entame mes 5 derniers km. Cette descente va être la pire pour moi. Très très accidentée, mal balisée, c’est à n’en plus finir. Nous sommes quelques « métros » à râler, les réunionnais sont incroyablement agiles dans ce terrain, ils sont vraiment adaptés. Un calvaire, je vais mettre 1h45 pour faire ces 5 km !!! Bien des concurrents couperont au plus court, comment leur en vouloir. Même le premier s’y est perdu et a rebroussé chemin, perdu 30 minutes avant de se dire que c’était bien là le bon parcours. 5 km dixit le road book, certainement plus dixit le 531. Du coup je franchis la ligne en marchand, maudissant l’organisation d’un tel final, je suis plutôt à bout, mais très vite une joie immense m’envahit. Je suis finisher, je suis allé au bout de ces 147 km, de ces 9000m de dénivelé positif, de ces sentiers très accidentés, Je suis heureux, c’est pour moi une énorme satisfaction. Ah oui, au fait il m’a fallu 44h 30mn, je suis 684 ème. Je retrouve Jean Claude, on se boit une Dodo, ma famille, Michel me félicitent au téléphone. Je suis grand raider, ouah !!!

Merci à tous ceux qui m’ont donné envie de tenter cette aventure, merci à tous ceux qui m’ont soutenu, encouragé. J’ai vécu des moments extraordinaires, inoubliables. Quelle belle expérience, que la Réunion est une belle île.

Le grand raid je vous le conseille.

Michel

Pour de belles images et une immersion, voir ce reportage sur l’épreuve, diffusé sur Canal : http://player.canalplus.fr/#/289124 Merci Benji


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2 commentaires

  • Le 4 novembre 2009 à  08:50, Raph a dit :
    C’est la classe Michel, bravo

  • Le 3 novembre 2009 à  17:26, PAT l’Utmbiste a dit :

    BRAVO Michou !!!!

    Tu devrais écrire plus souvent , quelle plume ! Tu fais admirablement passer tes émotions et tes sensations.

    Tu as emmagasiné des souvenirs extraordinaires pour une aventure unique. Je trouve que pour un premier ultra, tu as géré comme un pro. Tu as tout compris du premier coup, quelle maitrise !

    Tu as découvert de nouvelles limites de ton organisme, de ton mental. Je pense qu’il faudrait faire plusieurs fois l’Embrunman pour atteindre un tel état de fatigue, de souffrance physique et de difficulté mentale.

    Je suis sur que tu as découvert là une nouvelle facette du bipède, celle du partage dans la douleur, de la solidarité dans l’épreuve.

    Tu as bien mérité le droit d’aller défier l’UTMB en 2010 qui sera une autre aventure...

    Si tu retournes au grand Raid en 2010, je t’accompagnes !....

    Chapeau bas Grand Raideur !


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