Salut à tous,
Pour moi la journée n’a pas été aussi belle. Elle avait bien commencé. Malheureusement au fil des heures elle s’est beaucoup moins biens déroulée.
Annonce de arbitre d’une natation sans combi, je suis près de la voiture et n’entends pas l’annonce. A mon retour dans le parc les copains n’annoncent la nouvelle.
Je pense tout de suite au canular mais après m’être aperçu que personne n’enfilait la combi je me suis rendu compte de la triste réalité.
Je pense tout de suite à ne pas prendre le départ, la course est pour moi terminée. Avec la présence des copains et leur réconfort je me dirige tout de même vers la zone d’échauffement, je me trempe dans l’eau, elle est plus proche de 20° pour moi plutôt que de 23°. Thomas nous confirme qu’elle était affichée à 21° la veille, difficile de croire à cette montée en température surtout avec une nuit bien fraiche. Quelques minutes échauffement, je ressors de l’eau et je grelotte déjà. De toute façon, à partir de ce moment je suis négatif sur tout.
Je prends le départ tout de même en me disant que j’abandonnerai rapidement. Cette idée me traverse sans cesse la tête mais je continue, il y a peu de monde autour de moi et les gars que je rattrape abandonnent. Cette natation est un vrai calvaire que je pense n’avoir jamais connu même à mes débuts. Sortie à l’australienne, là je bache mais je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, je replonge dans l’eau pour la seconde boucle. Il n’y a plus personne, j’ai même un canoë à coté de moi en sécurité, heureusement qu’il est là, les jets ski ont repris leurs activités, ce sont des aller retour incessants qui me génèrent de petites vagues courtes qui empêchent vraiment d’avancer, le canoë est si proche de moi qu’il me gène, je le touche à plusieurs reprise, je ne dis rien, la jeune fille qui le pilote n’a pas l’air de bien le maitriser.
Je sors de l’eau fracassé en 58’, j’ai le bout des doigts bleus, je suis gelé. Les spectateurs m’encouragent d’une façon très chaleureuse, j’ai un sentiment de plaisir mais j’ai honte de montrer une si mauvaise image du triathlète, j’essais de me faire le plus petit possible, je ne les regarde pas, j’ai les yeux rivés vers le sol en faisant mine qu’ils n’étaient pas là.
J’enfourche mon vélo et je me retrouve seul sur la route. Pas un cycliste en vue, les carrefours ne sont pratiquement plus gardés, je retrouve le premier triathlète au KM 17,quelques fois je doute de m’être trompé de parcours, j’ai même le droit à un tracteur avec une remorque de semence, bien sûr dans une descente, impossible de doubler, il prend toute la route et vu mon classement inutile de prendre des risques. Je descends donc derrière lui à 30KM/h, tout le monde est surement passée à 60.
Je remonte quelques gars attardés, les écarts sont énormes, nous sommes seuls, il nous manque les motos pour nous croire ne tête de la course. Deux voitures de touristes anglais cherchant leur chemin me gênent dans un village, je les double mais je me trompe de chemin, je vais tout droit au lieu de tourner à droite, heureusement des spectateurs à la terrasse d’un café m’avertissent et me remettent dans le droit chemin. J’approche de la fin du parcours cycliste, la route est blindée, il y a les triathlètes qui courent, des voitures en stationnement et d’autres qui veulent sortir de ce bordel. J’ai du mal a me frayer un chemin, à un moment j’ai presque failli poser le pied à terre, je retrouve Marc B qui lui termine, un peu plus loin, Thomas qui double mais me bouche carrément le passage, j’en profite pour l’encourager, j’ai le temps.
Je pose le vélo et pars pour la course à pied. Il y a quatre boucles, la première partie est sur un petit chemin forestier plein de cailloux et de racines, la fête continue donc pour moi. Heureusement la seconde partie est plus agréable sur la route mais l’ensemble du parcours est à l’ombre donc pas de gars cuits. Je double mais ils ont pratiquement tous un deux ou trois tour d’avance sur moi. Plus j’avance et moins il y a de monde. Je termine et les quatre copains du club sont là pour m’encourager mais je ne suis pas heureux, je passe la ligne dans le fin fond du classement.
Je me dirige vers le ravitaillement et là encore une surprise, il n’y a même plus un verre d’eau, du coca, n’en parlons pas seuls les 25 premiers ont été servis.
J’en ai marre, je suis furieux, je me dirige dans le parc pour récupérer une bouteille de st Yorre dans mon sac. J’ai envie de tout foutre à l’eau, le vélo les codasses, la combi...
Les copains sont là pour me remonter le moral, je les remercie, nous cassons une petite croute aux Settons, retour à minuit à la maison, je balance mon matériel en vrac dans le garage, une douche(évidement celle des Settons était froide) et au lit.
Je suis crevé mais ne trouve le sommeil que vers 2H00 du matin. Journée de m...e.