Courte Distance du lac des Settons

Le mardi 28 juillet 2009, par Joël G., Marc V., Thomas S.

Dimanche dernier, 5 coureurs du CAO triathlon étaient partis découvrir le triathlon CD du Lac des Settons, avec des succès divers : la journée, bien qu’ensolleillée, n’a pas été rose pour tout le monde. A noter le cadre magnifique dans lequel ils ont évolué...

Nous sommes partis à 4 : Marc B, Claude, Jojo et moi. On a retrouvé Thomas et Delphine arrivés la veille sur place. Le lac est à 45 mn à l’ouest d’Avallon, soit à 2h45 de Saint Cyr. Un coin paumé et très sauvage au milieu des sapins, dans le parc du Morvan .

Le camping était mis à disposition des triathlètes avec sanitaires et douches. De nombreux triathlètes sont arrivés la veille et en on profité pour camper sur place. Nous nous garons "les pieds dans l’eau". Avec le beau temps, le nombre d’inscrits grimpe à 280.(ce qui peut expliquer le ravitaillement "leger" à l’arrivée pour les derniers)

• L’eau est annoncée à 23° et les arbitres annoncent que ce sera "sans combi"...La distance est plus proche de 1700m que de 1500m.

• A vélo, 44 km de montagnes russes. Mais les routes sont bonnes sans circulation.

• Course à pied, 4 boucles de 2.5 km ombragées au bord du lac. La natation et le vélo se passent bien. Je dois poser le vélo vers la 15 ième place. La cap est plus difficile avec des crampes aux quadriceps après 1 km. Probablement dues au changement de position entre le "elite" et le "litespeed" et à un manque d’entrainement ; Je finis "en gérant" à la 24 ième place. Marc B fait une superbe course et me talonne à 1m30" . Puis suivent Thomas, Claude et Jojo qui remonte 60 concurrents après être sorti avant dernier de l’eau...Pas facile pour le moral.

Nous en profitons pour diner le soir sur place en terrasse.

Avec le beau temps, le site est idéal pour passer un week end les pieds dans l’eau. A se souvenir pour l’année prochaine.

Marc

Dossier : CD

Photos


Fichiers joints


2 commentaires

  • Le 28 juillet 2009 à  22:39, Thomas S. a dit :

    Pour ma part, la journée d’hier a été un peu moins noire que pour Jojo (bon compte-rendu au passage, on comprend mieux la galere que tu as vécu) :

    Arrivée la veille, nuit à l’hotel de Moux, face à la bosse à 18% du km32 du parcours velo. Hotel et restau sympas, le coin est vraiment calme pour des vacances d’été, et beaucoup d’étrangers sont présents.

    Le dimanche, arrivée à la base de loisirs des "Branlasses" (nom officiel !). A midi, retrait des dossards, l’eau est indiqué à 21,5°. Le temps de retrouver les potes du CAO, de mettre tous le matos dans le parc, et là, ils annoncent une natation sans combi car 23°C... (pas cool, déjà à Manosque j’avais un peu lutté sans combi...)

    Je prends 2min pour essayer de m’habituer à la temperature avant le depart, mais c’est pas chaud-chaud. Le départ est donné, avec 2 boucles à faire et une sortie australienne au milieu. C’est la cohue à la premiere bouée, j’avais jamais vu ca : obligé de faire du sur-place 20s et d’attendre que tout le monde passe la bouée :(

    Ca brasse dans tous les sens, des vaguelettes désorientent les nagueurs et parfois donnent des haut-le-coeur, c’est pas la joie... 21’ pour la premiere boucle, (je mettrais un peu moins pour la 2e. ) J’ai pas chaud, et suis bien content d’en terminer.

    Au parc, beaucoup de vélos sont partis, dont celui de Claudio, j’espere qu’il n’est pas loin !

    Au 10-15e Km, j’apercois une tenue bariolée, oui, c’est Claude. On roule un peu ensemble, puis je pars un peu dans les bosses (il restera pas loin derriere). Montagnes russes, ca n’arrete pas de monter descendre, et il faut relancer en continue. De toute facon je ne regarde même pas le chrono, je sais que je n’ai pas roulé depuis 15j et je le sens bien dans les jambes... Malgré tout je remonte un peu de monde.

    En arrivant au parc, les coureurs sont déjà nombreux sur les bords de la route, j’ai l’impression d’etre dans les profondeurs de la course... Je pose le vélo et m’élance pour la partie que je prefere : remonter les concurrents à pied. Quatre boucles à parcourir dont un parcours sur les berges sympa, et un autre un peu moins le long de la route... d’ailleurs je gêne Jojo qui rentre au parc ("ca pas dû être facile pour lui", me dis-je).

    Je boucle le tri apres un peu moins de 3h de course, persuadé d’être dans le ventre mou du classement. Je retrouve les Marc derrière la ligne, déjà relax, normal quoi ! On encourage Claudio et finalement Jojo qui arrivent 10 et 20 min derriere moi.

    • Les résultats, affichés un peu plus tard me donneront la 127e place sur 300 partants, je suis plutot content avec cette natation bof et ce velo moyen.

    • Temps à la sortie du parc natation : 42’

    • Temps velo : 1h30, soit un petit 27 de moyenne.

    • 41’ pour la partie pedestre, plutot bien

    En conclusion, un CD rallongé dans un ecrin de verdure. Avec une natation en combi, c’aurait été mieux. Pas trop de monde car limité à 300 places, esprit plutot convivial, des benevoles parfois distraits, mais dans mon cas, plutot présents aux carrefours. A recommander.

    Enfin, grâce à Jojo, le CAO pourra être sur le classement pas équipe (classement en attente) basé sur les 5 premiers de chaque club.


  • Le 28 juillet 2009 à  22:37, Jojo a dit :

    Salut à tous,

    Pour moi la journée n’a pas été aussi belle. Elle avait bien commencé. Malheureusement au fil des heures elle s’est beaucoup moins biens déroulée.

    Annonce de arbitre d’une natation sans combi, je suis près de la voiture et n’entends pas l’annonce. A mon retour dans le parc les copains n’annoncent la nouvelle.

    Je pense tout de suite au canular mais après m’être aperçu que personne n’enfilait la combi je me suis rendu compte de la triste réalité.

    Je pense tout de suite à ne pas prendre le départ, la course est pour moi terminée. Avec la présence des copains et leur réconfort je me dirige tout de même vers la zone d’échauffement, je me trempe dans l’eau, elle est plus proche de 20° pour moi plutôt que de 23°. Thomas nous confirme qu’elle était affichée à 21° la veille, difficile de croire à cette montée en température surtout avec une nuit bien fraiche. Quelques minutes échauffement, je ressors de l’eau et je grelotte déjà. De toute façon, à partir de ce moment je suis négatif sur tout.

    Je prends le départ tout de même en me disant que j’abandonnerai rapidement. Cette idée me traverse sans cesse la tête mais je continue, il y a peu de monde autour de moi et les gars que je rattrape abandonnent. Cette natation est un vrai calvaire que je pense n’avoir jamais connu même à mes débuts. Sortie à l’australienne, là je bache mais je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, je replonge dans l’eau pour la seconde boucle. Il n’y a plus personne, j’ai même un canoë à coté de moi en sécurité, heureusement qu’il est là, les jets ski ont repris leurs activités, ce sont des aller retour incessants qui me génèrent de petites vagues courtes qui empêchent vraiment d’avancer, le canoë est si proche de moi qu’il me gène, je le touche à plusieurs reprise, je ne dis rien, la jeune fille qui le pilote n’a pas l’air de bien le maitriser.

    Je sors de l’eau fracassé en 58’, j’ai le bout des doigts bleus, je suis gelé. Les spectateurs m’encouragent d’une façon très chaleureuse, j’ai un sentiment de plaisir mais j’ai honte de montrer une si mauvaise image du triathlète, j’essais de me faire le plus petit possible, je ne les regarde pas, j’ai les yeux rivés vers le sol en faisant mine qu’ils n’étaient pas là.

    J’enfourche mon vélo et je me retrouve seul sur la route. Pas un cycliste en vue, les carrefours ne sont pratiquement plus gardés, je retrouve le premier triathlète au KM 17,quelques fois je doute de m’être trompé de parcours, j’ai même le droit à un tracteur avec une remorque de semence, bien sûr dans une descente, impossible de doubler, il prend toute la route et vu mon classement inutile de prendre des risques. Je descends donc derrière lui à 30KM/h, tout le monde est surement passée à 60.

    Je remonte quelques gars attardés, les écarts sont énormes, nous sommes seuls, il nous manque les motos pour nous croire ne tête de la course. Deux voitures de touristes anglais cherchant leur chemin me gênent dans un village, je les double mais je me trompe de chemin, je vais tout droit au lieu de tourner à droite, heureusement des spectateurs à la terrasse d’un café m’avertissent et me remettent dans le droit chemin. J’approche de la fin du parcours cycliste, la route est blindée, il y a les triathlètes qui courent, des voitures en stationnement et d’autres qui veulent sortir de ce bordel. J’ai du mal a me frayer un chemin, à un moment j’ai presque failli poser le pied à terre, je retrouve Marc B qui lui termine, un peu plus loin, Thomas qui double mais me bouche carrément le passage, j’en profite pour l’encourager, j’ai le temps.

    Je pose le vélo et pars pour la course à pied. Il y a quatre boucles, la première partie est sur un petit chemin forestier plein de cailloux et de racines, la fête continue donc pour moi. Heureusement la seconde partie est plus agréable sur la route mais l’ensemble du parcours est à l’ombre donc pas de gars cuits. Je double mais ils ont pratiquement tous un deux ou trois tour d’avance sur moi. Plus j’avance et moins il y a de monde. Je termine et les quatre copains du club sont là pour m’encourager mais je ne suis pas heureux, je passe la ligne dans le fin fond du classement.

    Je me dirige vers le ravitaillement et là encore une surprise, il n’y a même plus un verre d’eau, du coca, n’en parlons pas seuls les 25 premiers ont été servis.

    J’en ai marre, je suis furieux, je me dirige dans le parc pour récupérer une bouteille de st Yorre dans mon sac. J’ai envie de tout foutre à l’eau, le vélo les codasses, la combi...

    Les copains sont là pour me remonter le moral, je les remercie, nous cassons une petite croute aux Settons, retour à minuit à la maison, je balance mon matériel en vrac dans le garage, une douche(évidement celle des Settons était froide) et au lit.

    Je suis crevé mais ne trouve le sommeil que vers 2H00 du matin. Journée de m...e.


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